Outils favorisant une saine dynamique de groupe
Le « check in »
Avant de commencer une réunion, un tour de table rapide est fait afin de connaître l’état de chacun. Par exemple, si vous arrivez à une réunion après une très dure journée et que vous êtes fatigué et irritable, lorsque vient votre tour vous dites quelque chose comme « bonjour tout le monde, aujourd’hui j’ai eu une journée difficile et ma patiente est limitée. » Si au contraire votre journée a été des plus agréable et que vous avez hâte de travailler avec vos collaborateurs, faites le savoir tout simplement. Cet outil est particulièrement utile pour limiter les erreurs d’interprétations. Par exemple, si vous ne mentionnez pas le fait que vous êtes fatigué et guère patient, il se peut que des individus interprètent vos signaux non verbaux comme des attaques ou des signes de désintérêt alors que votre état est lié à une situation ayant eu lieu plus tôt au travail.
Le « check out »
Le check out se déroule à la fin de la réunion. C’est le moment avant de se quitter qui est alloué aux gens qui aimeraient s’exprimer par rapport à la réunion qui vient de se dérouler. Par exemple, il se peut que quelqu’un se soit senti un peu bousculé durant la réunion et choisisse de s’exprimer sur ce sujet lors du check out. Lorsque la personne à terminé de s’exprimer, sans être interrompue, une autre personne peut prendre la parole. Le check out ne doit pas se transformer en période de débat. Les personnes qui interviennent doivent aborder leur propre ressenti en lien avec la réunion. Il n’est pas question ici de répondre aux interventions précédentes. Si cela est nécessaire, un point de discussion peut être ajouté à la prochaine réunion pour aborder les différentes questions soulevées ici. Si le problème est entre deux personnes, le groupe peut les encourager à se rencontrer avant la prochaine réunion pour régler la situation.
La communication non violente
Cette approche de la communication a pour but de prévenir ou faciliter la résolution de conflit. Elle pourrait être utilisée lors du check out par une personne désirant aborder une situation vécue en réunion. Cette personne pourrait alors répondre aux questions suivantes :
Quelle sont les faits?
La personne décrit les faits et non pas sont interprétation de ceux-ci.
Comment me suis-je sentie à ce moment là?
La personne exprime clairement la ou les émotions qui sont survenues en elle au moment où les faits exprimés se déroulaient.
Quels sont mes besoins?
La communication non violente affirme que chaque émotion provient d’un besoin qui est comblé (émotion agréable) ou non comblé (émotion désagréable). Ainsi, selon ce modèle, la personne est invitée à cerner les besoins non comblés qui ont suscité en elle des émotions désagréables.
Quelle est ma demande?
Une fois ses besoins cernés la personne est en mesure de faire une demande qui lui permettrait de combler ses besoins.
Pour pousser la réflexion
Livres
Coming Back To Life de Joanna Y Macy et Molly Young Brown
« La douleur est le prix de la conscience dans dans un monde en souffrance et en danger. Elle est non seulement naturelle, mais une composante nécessaire à notre guérison collective. Comme dans tout organisme, la douleur a un but : elle est un signal d’alarme visant à stimuler une réaction corrective. Le problème ne se trouve pas alors dans la douleur ressentie pour le monde, mais dans la répression de cette douleur. Nos efforts pour l’esquiver ou la geler sont futiles (…) et entravent une réponse efficace. » (Traduction libre d’un extrait de ce livre)
Universitaire et militante à la fois, Joanna Macy a développé une méthode de travail en groupe qui aide les militants à faire face au désespoir et à l’apathie qui peut survenir lorsque l’on s’implique activement dans diverses causes environnementales et sociales. The work that reconnects (le Travail qui Relie) est abordé dans ce livre, étape par étape. Vous pouvez aussi visiter le site Web de Joanna Macy pour de plus amples informations (ateliers, nouvelles, etc) .
Revues
Vivre autrement : Écovillages, communautés et cohabitats Diana Leafe Christian.
Rédactrice du magazine Communities de 1993 à 2007, cette auteure est membre de l’écovillage Earthaven en Caroline du Nord. publié chez Écosociété.